Basso Diamante Disc

par | Mar 9, 2021 | Le Supertest

Chez Basso, la famille Diamante représente tout le savoir-faire de la marque. Conçu comme une machine d’esthète, il fait partie des plus belles machines du monde.
Sur la route c’est un carton plein, une vraie Formule 1.
Voici le Supertest du Basso Diamante Disc !

Splendissime

Le vélo que vous avez sous vos yeux est certainement l’une des dernières expressions du classicisme italien. Celui qui fait rêver nombre d’entre vous (nous), par son style et sa beauté. Jugez comme cette machine est belle et attirante ! Des vélos dont la classe et la beauté sont simplement naturelles. Aucun trait, aucune ligne n’est trop accentuée ou trop franche.
Des machines comme il n’en existe plus beaucoup à l’heure où la plupart des vélos adoptent des lignes taillées à la serpe (ça fait moderne…) et des coloris sombres (… et plus léger).

Aparté

“Telle une machine de guerre, Basso est allé piocher chez Lamborghini pour la version encore plus sportive du Diamante. Le SV pour SuperVeloce (prononcez souperveloché). Un vélo que nous essaierons prochainement et qui fera lui aussi l’objet d’un Supertest.”

Une fabrication 100% italienne

C’est la spécificité des vélos Basso en carbone : ils sont tous fabriqués en Italie.
On parle là d’une vraie fabrication, pas seulement d’un montage ou d’un assemblage.
Comprenez que le cadre est fabriqué et peint en Italie. Le montage de notre vélo a été réalisé en France par Vélo Center à Carpentras, mais Basso est aussi capable de réaliser des montages « de série ».

Une conception qui vise la transmission de puissance maximale


Avec le Diamante, Basso a souhaité « une représentation fidèle de ce que devrait être un vélo de course italien ». Un vélo qui assure des prestations de haut niveau, qui dureront dans le temps. Comprenez que la durabilité a été calculée pour être élevée. Un gage que le Diamante ne sera pas rincé après une saison de cyclo…
Le carbone est du Toray « haut module » T800 et T1000. Pas d’autres indications sur le type exact de carbone utilisé à certains endroits précis, mais peu de marques communiquent sur la chose.

Un vélo de course sans compromis, donc. Pour ce faire, la marque communique sur des chiffres de rigidité impressionnants, le Diamante serait en effet 50 % plus rigide que le précédent modèle.
Des chiffres qu’il convient de prendre avec des pincettes, mais qui éclairent tout de même de la direction prise par Basso avec ce vélo. La performance et la stabilité priment sur le confort, même si celui-ci devrait être meilleur que sur le Diamante SV essayé il y a quelques années. Supertest Basso Diamante SV à patins

La géométrie selon Basso

Le tube supérieur du Diamante est plutôt horizontal. Assez droit, il est à contre-courant de la plupart des autres machines qui ont un sloping prononcé. Cela laisse augurer un comportement « à l’ancienne ». Comprenez un vélo vif mais pas très joueur en descente, préférant la stabilité à la maniabilité.
La douille de direction est assez massive, tout comme le boîtier de pédalier. Une douille qui s’associe parfaitement à la potence (sa description plus bas) et qui permet d’associer une hauteur plutôt importante pour la catégorie, sans dénaturer la ligne du vélo.

Le boîtier de pédalier intègre des roulements press-fit 86,4 x 41 mm et la fixation des roues se fait par de traditionnels axes traversants de 12 mm.

Une potence unique


C’est cette potence qui donne cette ligne particulière au vélo. Elle caractérise à la fois sa ligne et son comportement. Comme un avant-goût de ce qui va se passer par la suite.
Techniquement c’est une très belle pièce d’aluminium qui s’intègre à merveille à la douille de direction. On pourrait même penser que la douille a été dessinée autour de la potence. À moins que ça ne soit le contraire ? Magnifique !
Elle est disponible en deux versions, à angle négatif de 11° ou 0° et dans les mesures de 90 à 130 mm.

Équipement sur mesure


Comme la plupart des vélos de très haut niveau qui font l’objet de notre Supertest, le Basso Diamante est disponible à la fois en montage de série et en kit-cadre en montage à la carte.
C’est cette seconde proposition que nous avons choisie, avec l’idée de se mettre dans la peau d’un acheteur connaisseur et passionné.
Pour cela nous avons sélectionné le groupe Campagnolo Super Record 12 vitesses EPS à freinage disque. C’est le groupe top de gamme chez Campagnolo, fabriqué à quelques kilomètres de chez Basso, à Vicenza. Des paramètres qui nous l’ont fait préférer à ses homologues nippons ou américains.
Un groupe qui sera certainement renouvelé dans le courant de l’année 2021 avec probablement une nouvelle conception sans fil. En attendant, sa ligne est toujours actuelle et sa finition est la plus belle du plateau.
Sans oublier ses caractéristiques qui en font une exception : 12 vitesses, du carbone et du titane partout, mais surtout des roulements céramique CULT de très grande qualité. On termine avec une chaîne qui lui fait bénéficier d’une fluidité inconnue à son concurrent direct Sram.
Pour le train roulant nous souhaitions ne pas trop entamer le budget déjà conséquent de cette machine, c’est pourquoi nous avons choisi d’opter pour les récentes Shamal Carbon. Des roues qui nous ont donné entière satisfaction côté rendement avec une polyvalence et une rigidité parfaites. De plus, leur jante large (elles sont aussi compatibles avec un usage Gravel) permet de monter des Tubeless de 25 mm et d’abaisser la pression pour gagner en confort, sans perte notable d’efficacité.
Les plus jusqu’au-boutistes pourront opter pour des Bora WTO en 33 mm qui allègeront la machine d’une centaine de grammes et amélioreront le comportement dans les montées.
Vous remarquerez les superbes pneus Veloflex Corsa Race TLR à flanc crème. Interprétation moderne du pneu Tubeless par Veloflex, ils conservent le toucher de route de la marque. Souplesse, rendement et plaisir sont au rendez-vous. Parmi les meilleurs du marché ! Attention, ils nécessitent l’emploi de beaucoup de liquide préventif pour être parfaitement étanches.

Sur la route


Bien que ce Basso ne soit pas très léger, je me rends tout de suite compte qu’il distille un comportement typé compétition.
Sa géométrie est très racée et je suis assez couché vers l’avant. Une position qui n’est pas sans me rappeler mes anciennes heures de compétition…
Sur le plat les Shamal font un super boulot. Le Diamante semble infiniment plus aérodynamique qu’il ne l’est en réalité ! Les amateurs de grands développements seront heureux, jamais je n’ai senti la limite de rigidité du vélo. L’ensemble Diamante-Shamal se montre d’une cohérence parfaite dans cet exercice.
Si vous n’êtes pas en grande forme, ou simplement pas grimpeur, c’est dans les côtes que le Diamante vous fera mal aux jambes. Sa rigidité transmet chaque watt directement dans l’asphalte, mais elle a aussi le désavantage de ne pardonner aucune baisse de régime. Un pur grimpeur adorera. Un rouleur à la peine, certainement moins.
Côté braquets, le grimpeur passera en force tandis que le non-grimpeur privilégiera une bonne cadence de pédalage.

Conversation avec moi-même
“Si beaucoup de machines modernes semblent plus faciles que le Diamante dès lors que la route s’élève, sachez qu’elles ne vous feront pas aller plus vite, mais vous donneront la sensation de grimper plus facilement. Revers de la médaille pour les vrais grimpeurs (ou cyclistes en forme), un vélo plus rigide comme le Diamante leur permettra d’aller plus vite dans cet exercice.”

Côté confort, c’est la surprise. S’il n’y a aucune comparaison à établir avec les références endurance en carbone, le Diamante est pourtant tout sauf dur.
Évidemment il lui faudra une certaine vitesse (25 km/h) pour commencer à absorber les chocs, et plus on roule vite, plus il se montre agréable.
Les descentes très rapides sont d’ailleurs une formalité pour ce vélo qui bénéficie d’une très grande rigueur dans son comportement.
Cela permet un pilotage très fin, et pourvu qu’on atteigne une certaine vitesse (ce qui est facile en descente), il survole les imperfections.

Un pur vélo passion


Une ligne, une finition et un art de vivre. Voilà ce que propose au premier abord le Diamante. Mais c’est sans compter sur son comportement très sportif, qui fait de lui une pure machine de course.

Les photos vous ont plu ?


Grâce à Janssens immobilier, nous avons pu photographier le sublime Basso Diamante dans un château du XIVe, à deux pas de la cité des Papes. Un endroit hors du temps dans lequel la lumière tamisée et la pierre chaude mettent en valeur cette machine de rêve, histoire de vous proposer des photos et une expérience de lecture qui sortent de l’ordinaire.
Janssens immobilier est avant tout un groupe d’agences, un souvenir de vacances, un rêve qui se réalise. Un pari sur l’avenir et, surtout, une belle histoire de famille. La première agence ouvre ses portes en 1999 à Bonnieux avec une seule envie : partager la passion pour les belles maisons en Provence.
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Sur le circuit d’essai Top Vélo

Le Basso m’a semblé très rapide lors des kilomètres passés à ses commandes. Ultra vif, très rigide, il a tout de la machine de guerre. Un vélo qui accepte sans broncher de se faire maltraiter.

Maltraiter l’un des plus beaux vélos du peloton ? C’est pourtant ce que le Diamante invite à faire.
Relancer encore, mettre du braquet pour accélérer l’allure. Il aime ça et c’est ainsi qu’il se mène.
Le couteau entre les dents et la hargne au cœur, je me lance sur le circuit d’essai Top Vélo. Et pour mon premier tour de l’année, je ne suis pas avec n’importe quel vélo.
D’emblée je suis dans le bain, et sur l’asphalte en parfait état des premiers kilomètres, le Diamante me permet d’évoluer à une très bonne vitesse de croisière.
Au pied de la première ascension, le profil change immédiatement. Je conserve le grand plateau et croise la chaîne, sans aucun bruit en provenance de la transmission. Une manœuvre qui semble anodine de nos jours où même les groupes d’entrée de gamme sont silencieux, mais improbable il y a quelques années. Rendez-vous compte : 50 x 32 !
Les jambes piquent un peu mais le temps d’y penser, je suis déjà dans la portion plane qui me fait récupérer.
C’est reparti pour la deuxième montée, plus pentue et plus longue. Je conserve le grand plateau jusqu’à mi-pente. C’est généralement lors du changement de développement (vers le petit plateau) que les vélos font ressentir le fameux point dur qui met en difficulté. Vous savez, cette sensation désagréable de pédaler dans la semoule.
Rien de cela ici, le Diamante continue d’évoluer très efficacement. Je ne sens aucune baisse de régime.
Au sommet, je vire sur la droite et j’ai le vent de face. J’adopte la position la plus aérodynamique possible, en alternant les mains sur les cocotes et les mains dans le creux du cintre. Le cadre assez long du Diamante est fait pour ça.
Avec un pédalage bien en ligne et en puissance, j’ai l’impression agréable de faire corps avec le vélo.
La descente confirme la bonne impression que j’ai des freins à disque Campagnolo. Ils sont sans conteste supérieurs aux Sram et Shimano. Plus précis, ils ont la particularité d’être équipés d’un rappel de plaquette magnétique très efficace. Après le gros freinage pour négocier la courbe à l’aveugle, je n’entends aucun bruit parasite, comme c’est de coutume avec les freins Sram.
Quelques mots sur les pneus Tubeless Veloflex. Si leur rendement est vraiment incroyable et rappelle les boyaux de la marque, leur tenue de route (des 25 mm sur notre vélo d’essai) est ultra sûre. Ils lisent la route et font comprendre ce qui se passe sous les roues en temps réel. Le ressenti est bien meilleur qu’avec les Continental GP 5000, pour comparer.
Dernière ascension, roulante. Aucune difficulté pour le Basso. L’occasion de m’interpeller sur la performance de ce vélo. Désirant rouler vite (c’est le but de mon circuit d’essai), je me suis senti à l’aise partout.
Lors de mes essais préliminaires, je retrouvais les gènes d’une vraie machine de compétition, réclamant un certain rythme pour la savourer. Je ne m’étais pas trompé, le Basso Diamante s’apprécie à rythme élevé !

Basso Diamante Disc

  • Plat 90% 90%
  • Montagne 80% 80%
  • Descente 100% 100%
  • Rigidité 90% 90%
  • Nervosité 70% 70%
  • Rendement 90% 90%

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Plat

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Montagne

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Descente

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Rigidité

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Nervosité

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Rendement

Fiche technique

Cadre Basso Diamante
Fourche Basso
Groupe Campagnolo Super Record EPS 12v Disc
Roues Campagnolo Shamal Carbon
Pneus Veloflex Corsa Race Tubeless 25mm
Cintre Fi’zi :k Cyrano 0.0 carbone
Potence Basso aluminium
Tige de selle et selle Basso carbone et Selle SMP Carbon

Équipement

Tenue Ekoï
Chaussures Ekoï
Casque Kask
Lunettes Vuarnet

Tarif & poids

Environ 11 000 €
7,5 kg

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