Trek Domane SLR 7 4th Generation Plus léger, ultra confortable et sportif !

Cette 4ème génération du Domane, le Trek Domane SLR 7 4th generation, s’accompagne d’une baisse drastique de sa masse, de lignes aérodynamiques et d’un comportement souhaité comme plus sportif avec une capacité de dégagement de pneumatiques importante.

Trek Domane SLR 7

Supplantées par les Gravel et autres Allroad, les machines endurance ont moins le vent en poupe qu’il y a quelques années, pourtant elles ne sont pas dénuées d’intérêt. En témoigne le Domane de chez Trek qui évolue avec une 4ème génération qui le place toujours plus haut vers la performance. Car un vélo d’endurance se doit évidemment d’être performant et rapide. Pour cela le Domane devient plus aérodynamique et sa ligne se prend l’allure d’une machine de compétition, devenant volontairement plus musclée.

Un cadre ultra technique

Cette quatrième génération du châssis Domane évolue résolument vers la performance avec des lignes aérodynamiques. Le plus visible concerne le T de fourche qui s’intègre dans la douille de direction. Trek abandonne aussi la tige de selle semi-intégrée du précédent Domane pour un système plus classique en forme de D dont le serrage est entièrement intégré.

Mais la caractéristique la plus notable reste bien sur l’allègement drastique (pratiquement 300 grammes) que Trek a apporté à ce tout nouveau Domane.

La fibre de carbone est l’OCLV 800 pour les cadres SLR et OCLV 500 pour les SL. La fibre OCLV 800 est identique à celle du dernier Madone SLR et constitue le plus haut degré de perfectionnement appliqué au carbone chez Trek. La marque annonce des fibres plus résistantes à quantité égale, ce qui permet d’alléger considérablement les cadres avec 1193 grammes en taille 56, système IsoSpeed compris.

Le système IsoSpeed cher à Trek évolue lui-aussi et n’offre plus la possibilité de réglage de suspension. Une évolution que Trek explique par le fait que la majorité des acheteurs ne se souciaient pas ce réglage. Cette suppression permet d’expliquer une partie du gain de masse de cette quatrième génération de Domane. Un gain de poids qui se prolonge sur l’avant du cadre qui est désormais sans système IsoSpeed, Trek arguant que les pneumatiques plus larges compensent largement le retrait du système.

Je vous parlais des pneumatiques plus larges, désormais le dégagement maximal admissible est de 38mm, ce laisse entrevoir de belles perspectives Allroad à ce vélo et le rapprochant de plus en plus d’une machine à tout faire

Gros plus, outre les nombreux points de fixation présents sur le cadre, Trek a doté son Domane d’un espace de rangement sous le porte-bidon, sur le tube transversal par le biais d’une trappe. Un système réellement bien conçu et pratique à l’usage ! 

Sram Force et Bontrager à foison

Notre vélo d’essai Domane SLR7 est quasiment le plus haut de gamme et se dote d’un groupe Sram Force eTap AXS. On ne trouve au-dessus que le Domane SLR 9 qui bénéficie au choix d’un groupe Sram Red ou Shimano Dura-Ace.

Reste qu’à près de 11000 euros, le SLR 7 est une vraie machine haut de gamme avec des composants qui le sont tout autant et qui ne donnent absolument pas l’impression d’être là par hasard.

Quelques mots sur le Sram Force qui vient d’être renouvelé. Petit frère du Red, il bénéficie des technologies du porte étendard de la marque avec des matériaux un poil moins élitistes. Un groupe qui se révèle au final bien plus proche du Red que du Rival qui ouvre l’accès à la gamme AXS de chez Sram et qui pour le coup se montre bien moins qualitatif que le duo Force-Red.

Les composants sont tous siglés Bontrager, marque maison de Trek.

Le poste de pilotage associe une nouvelle potence aluminium RCS-Pro au cintre carbone Pro IsoCore. L’ensemble fait transiter les gaines hydrauliques par le dessous de la potence via un ingénieux système de cache. L’ensemble est bien étudié et se montre très qualitatif.

Mêmes commentaires pour la tige de selle en carbone et la selle Verse Short Elite. On pourrait par contre reprocher à Bontrager l’usage d’inox pour les rails. Le carbone permettrait de gagner quelques grammes…

Avec leur profil de 37mm les roues Bontrager Aeolus Pro 37 devraient garantir un comportement passe partout, d’autant plus qu’avec tout juste 1500 grammes elles offrent l’avantage d’être assez légères par rapport à la largeur importante de leur jante : 28mm externes et un canal interne de 21mm. Des données qui devraient assurer un confort de haut niveau, surtout avec la monte pneumatique de 32mm fournie d’origine !

le trek domane slr7 à l’essai

La première sensation en montant sur le Domane SLR est de se sentir comme à la maison. Je trouve immédiatement mes marques, comme s’il s’agissait de mon vélo. La preuve d’une géométrie facile d’accès et relativement bien étudiée. Un sentiment qui n’est pas majoritairement le cas, sur la plupart des vélos d’essai j’observe un petit temps d’adaptation.

Voilà pour les premiers mètres. Ensuite le confort prend le dessus et reste présent à chaque coup de pédale. L’évolution avec la précédente génération est qu’on ne ressent plus la déformation du cadre liée au système IsoSpeed. Il est là, mais se fait totalement oublier. Ensuite la rigidité est en hausse, notamment sur la partie avant du vélo : justement à cet endroit où Trek s’est passé d’IsoSpeed pour cette quatrième génération de Domane qui n’en bénéficie que sur la liaison du tube de selle. Un gros changement qui n’est pas pour rien dans la sensation globale d’augmentation des performances.

Car oui le Domane donne le sentiment de se trouver sur une vraie machine de compétition, apte à soutenir de gros changements de rythmes et non plus sur une simple machine d’endurance au confort réel mais avec laquelle on doit faire à une certaine paresse dans les réactions.

Et cela vaut sur le plat comme dans les ascensions, aucun terrain ne lui fait peur. Et des cols des Alpes aux pavés de Roubaix (ou des Flandres) en passant pas des Cyclosportives, ce nouveau Domane n’est plus seulement un vélo confortable. Il n’y a que son inertie qui rappelle sa masse dans les ascensions longues ou il mériterait un train roulant plus léger et encore un peu plus performant pour se montrer (quasiment) au niveau d’un Emonda.